LE RASE-BITUME DE LA RĂDAC !
Si Iggy prend de l’altitude,
Ram de Bush reste les sabots dans l’herbe.
Son terrain ? Le bitume.
Son moteur ? L’instinct.
Son diplĂŽme ? La rue.
Sa lecture ? La vraie vie.
Son importance ? Capitale.
Ram de Bush n’Ă©crit pas. Il observe. Il Ă©coutes. Il renifle.
Il n’a ni drone, ni attache de presse, ni badge dore.
Juste un carnet. un stylo, et des bottes usées
Le genre de gars qu’on voit d’abord⊠puis qu’on commence Ă Ă©couter.
Chaque matin, quand French Quarter s’Ă©veille,
il est déjà là . Il prend le pouls : marchés, ruelles,
arrĂȘts de bus, bars enfumĂ©s, chantiers et gargotes.
Il parle avec tout le monde. Il oublie personne
Ram connaßt les vrais. Les invisibles. Les cabossés
Il donne la parole Ă ceux qu’on n’entend jamais.
Il capte les colĂšres, les espoirs, les fous rires minuscules.
Il sent e vrai avant que ça explose.
Il n’a pas de bureau climatisĂ©.
Son bureau. c’est un banc, un trottoir, ou un muret.
Son carnet ? Sa mémoire.
Son stylo ? Son téléphone (quand il capte).
Ram de Bush, c’est la plume des bas-fonds debout.
Il ne raconte pas French Quarter.
Il y vit. Il y gratte. Il y creuse
Bienvenue a toi, Ram.
Zoukmag t’attendait.


