MUSSINGTON : ABSENT AU TRIBUNAL, MAIS TOUJOURS PRÉSENT À LA COLLECTIVITÉ !

une couverture satirique au tribunal tropical
Partagez !
Icon Follow En US
Pin Share

Iggy : « Le tribunal peut attendre… apparemment ! »

MARIGOT – Il fallait presque s’y attendre. Ce lundi 5 octobre, Louis Mussington devait comparaître devant le tribunal de Saint-Martin dans l’affaire concernant plusieurs recrutements et décisions impliquant des membres de sa famille ou de son entourage. Sauf que le président de la Collectivité n’était pas là. Malade, paraît-il. Une excuse qui n’a manifestement pas totalement convaincu le parquet, la procureure relevant notamment l’absence de justificatif médical venant sérieusement étayer cette indisponibilité. Iggy sort son carnet : « Trop malade pour aller au tribunal, mais suffisamment en forme pour les activités du week-end ? Il va falloir inventer une nouvelle catégorie médicale : l’incapacité sélective. »

Le parquet a même demandé qu’un mandat d’amener soit délivré. Le tribunal a finalement accepté le renvoi, mais en indiquant clairement qu’il souhaitait voir Louis Mussington présent lors de la prochaine audience, fixée au 11 janvier 2027 à 8 h 30. Lire l’article de SoualigaPost sur le renvoi

Et c’est là que l’affaire devient franchement intéressante sur le plan politique. Parce que juridiquement, rappelons-le, Louis Mussington reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation définitive. Mais politiquement, l’absence d’un président de Collectivité devant le tribunal pose une question autrement plus simple : quelle considération accorde-t-il à ce rendez-vous judiciaire et, par extension, aux citoyens qui regardent cette affaire ?

Car le message qui peut être perçu par la population est assez désagréable : « Vous voulez des explications ? Pas aujourd’hui. » Et c’est peut-être cela qui agace le plus. Lorsqu’on dirige une collectivité, on peut évidemment être malade, être empêché, être conseillé par ses avocats et exercer tous les droits de la défense. Mais lorsque l’absence intervient dans une affaire qui concerne directement l’exercice de ses fonctions, le symbole est forcément mauvais.

Iggy imagine déjà la scène :
— Monsieur le Président, la population aimerait comprendre.
— Ce sera pour plus tard.
— Mais le tribunal…
— Plus tard.
— Et les citoyens ?
— Eux aussi.

L’iguane hausse les épaules. Après tout, pourquoi se presser ? La justice a ses délais, la politique a les siens, et les administrés ont surtout appris à patienter.

ET CE N’EST QUE LE PREMIER ACTE

Car cette semaine judiciaire est loin d’être terminée. Les 7, 8 et 9 octobre, une partie du groupe politique de Louis Mussington doit à son tour se retrouver devant ce même tribunal, avec notamment quatre vice-présidents de la Collectivité : Alain Richardson, Bernadette Davis, Michel Petit et Dominique Louisy.

Là encore, les faits devront être examinés par la justice et chacun bénéficie évidemment de la présomption d’innocence. Mais politiquement, voir plusieurs membres de l’exécutif territorial convoqués devant le tribunal au cours de la même semaine n’est pas exactement ce qu’un communicant appellerait une période de tranquillité institutionnelle.

Iggy, lui, appelle ça une semaine portes ouvertes.

Pendant ce temps, le président bénéficie d’un délai supplémentaire pour préparer sa défense et répondre aux accusations portées contre lui. Trois mois pour travailler son dossier, préparer ses arguments et surtout réfléchir à la manière dont il souhaite expliquer cette affaire à la population.

Parce que cette affaire ne disparaîtra pas simplement parce que l’audience a été reportée.

LE PRÉCÉDENT CHALUS

Impossible également de ne pas penser à la Guadeloupe et au cas d’Ary Chalus, autre figure politique majeure de la Caraïbe confrontée à la justice. Son récent jugement, avec notamment une peine d’inéligibilité et une amende, n’a pas pour autant fait disparaître le personnage de la scène politique : l’intéressé a fait appel et continue son activité politique.

Le parallèle ne signifie évidemment pas que les deux affaires sont identiques, ni que les faits reprochés sont les mêmes. Mais il illustre une réalité politique bien connue : une procédure judiciaire, même lourde, ne suffit pas toujours à faire sortir un élu du jeu politique.

Et c’est probablement ce que Louis Mussington peut également avoir en tête. Tant qu’aucune condamnation définitive n’est prononcée, la vie politique continue. Les réunions continuent, les déclarations continuent, les photos officielles continuent et, surtout, le mandat continue.

Mais derrière cette mécanique institutionnelle, il reste une question simple : combien de temps une majorité politique peut-elle demander à la population de faire confiance tout en voyant ses dirigeants se retrouver régulièrement devant les tribunaux ?

Iggy, lui, ne donne pas la réponse.

Il préfère regarder les événements se dérouler.

Avec son carnet.

Et une mémoire particulièrement sélective… puisqu’il compte bien, lui, ne rien oublier.

Pour Louis Mussington, le prochain rendez-vous judiciaire est donc fixé au 11 janvier 2027.

Cette fois, Iggy apportera même un calendrier.

On ne sait jamais.

ZoukMag – L’info qui dérange… mais qui dit tout !


Avatar de Inconnu

Iggy

Iggy, le journaliste qui gratte là où ça fait mal Le visage (à écailles) de ZOUKMAG Avec son carnet de notes, son micro et son regard toujours un peu méfiant, Iggy parcourt Saint-Martin à la recherche des informations qui comptent vraiment. Conseils territoriaux, inaugurations, faits divers, culture, sport, environnement, politique… rien n’échappe à sa curiosité. Enfin… presque. Les moustiques continuent de lui filer entre les griffes.
Partagez !
Icon Follow En US
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut