Il y a des semaines où l’on parle de rentrée, de sargasses ou de dos-d’âne. Et puis il y a celle qui arrive à Marigot, avec robe noire, dossiers épais et convocation au tribunal. Selon SoualigaPost, le président de la Collectivité de Saint-Martin, Louis Mussington, doit comparaître à partir de lundi 5 octobre devant le tribunal correctionnel de Marigot. Iggy a donc sorti son carnet, sa loupe et probablement une deuxième batterie pour son appareil photo : cette fois, le sujet mérite quelques heures d’enquête.
Le premier dossier, examiné les 5 et 6 octobre à partir de 8h30, concerne des soupçons de prise illégale d’intérêts liés à l’embauche de proches entre mai 2022 et août 2024. D’après les éléments rapportés par SoualigaPost, il est notamment reproché au président d’avoir signé des documents concernant la carrière d’un membre de sa famille, notamment en matière de nominations, mutations ou recrutements contractuels. Attention, et Iggy le souligne en rouge dans son carnet : il s’agit de faits reprochés et de soupçons examinés par la justice, pas d’une condamnation.
Mais la semaine ne s’arrêtera pas là. Du mercredi 7 au vendredi 9 octobre, Louis Mussington comparaîtra également aux côtés de quatre vice-présidents de la Collectivité : Alain Richardson, Bernadette Davis, Michel Petit et Dominique Louisy. Ce second dossier porte notamment sur des soupçons d’atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, avec des avantages qui auraient été accordés à certaines sociétés, notamment dans le secteur de la location de véhicules. Le parquet évoque également des soupçons liés à l’utilisation de véhicules de fonction sans délibération en ce sens.
Et là, Iggy pose forcément quelques questions que tout bon journaliste devrait avoir dans son carnet : qui a décidé quoi ? Qui a signé ? Quels marchés ? Quels avantages ? Quels véhicules ? Quels montants ? Quelles validations ? Et surtout, qui savait quoi et quand ? Parce qu’au-delà du feuilleton judiciaire, il y a une question beaucoup plus large : comment fonctionne réellement la machine politique et administrative de Saint-Martin ? La justice, elle, devra répondre aux questions qui lui sont soumises. ZoukMag, lui, regarde le décor autour.
Les sanctions maximales évoquées par le parquet sont loin d’être anecdotiques : jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende pour les faits de prise illégale d’intérêts, et jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 200 000 euros d’amende pour les faits liés aux marchés publics et aux véhicules, si les infractions étaient finalement retenues. À ce stade, SoualigaPost indique également qu’aucune constitution de partie civile ni demande de renvoi n’a été portée à la connaissance du tribunal.
Alors, que va faire Iggy cette semaine ? Observer. Écouter. Vérifier. Et surtout éviter de condamner avant les juges. Parce qu’une enquête satirique peut être mordante sans transformer une convocation en verdict. Et ça tombe plutôt bien : avec deux audiences consécutives, les carnets de ZoukMag risquent déjà d’être bien remplis.
🦎 IGGY : « Cette fois, je ne cherche pas des sargasses. Je cherche les réponses. »
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Article basé sur les informations publiées le 2 octobre 2026 par SoualigaPost. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’est intervenue.




D’après Le Pélican, des reports d’audience pourraient être demandés, la défense estimant notamment que certains dossiers seraient « mal ficelés ».
Est-ce réellement le cas ? Question de procédure, manque de temps pour préparer la défense ou simple stratégie judiciaire ? Impossible de trancher avant l’audience.
Une chose est certaine : Iggy garde son carnet ouvert. On traitera le sujet dès que la justice aura parlé, très probablement très rapidement.