Romario Benjamin et Lisette Richardson se forment au BPJEPS Basket-Ball. Un partenariat associatif leur ouvre la voie vers un métier, avec un objectif concret : faire grandir le basket-ball sur leur île.
SAINT-MARTIN / LYON. Pendant que certains passent leur temps à expliquer que la jeunesse représente l’avenir, d’autres retroussent leurs manches pour lui donner des moyens de le construire. C’est précisément l’ambition portée par l’association Let’s Do It (LDI) et l’association Le Chemin de la Jeunesse, qui accompagnent deux jeunes Saint-Martinois dans une étape importante de leur parcours : leur formation professionnelle dans le basket-ball.
Leurs noms : Romario Benjamin et Lisette Richardson. Leur objectif : acquérir les compétences nécessaires pour encadrer, animer et développer la pratique du basket-ball, avec, en ligne de mire, de nouvelles perspectives professionnelles.
DEUX ASSOCIATIONS, UN OBJECTIF : DONNER DES PERSPECTIVES À LA JEUNESSE
À l’origine de cette initiative, l’association Let’s Do It, présidée par Bryan Kenroy, avec Samuel Gumbs, vice-président chargé du développement. Son ambition est de faire du sport un véritable levier d’épanouissement, de formation et d’insertion pour la jeunesse saint-martinoise.
Pour concrétiser cette démarche, LDI a noué une collaboration avec Le Chemin de la Jeunesse, association présidée par Sylvio Richardson-Irish et dirigée par Milinda Jouenne. Ses actions couvrent les domaines culturel, social, sportif et des loisirs, avec une attention particulière portée à l’accompagnement des jeunes et au rapprochement des générations.
Derrière ce partenariat, il y a une idée simple, mais essentielle : ne pas se contenter de parler des difficultés de la jeunesse, mais créer des occasions concrètes de se former, de gagner en autonomie et de préparer son avenir professionnel.
Et dans une île où le développement des activités sportives dépend aussi de la disponibilité d’encadrants qualifiés, cette démarche prend tout son sens.
DIRECTION LYON ET LA TONY PARKER ADÉQUAT ACADEMY
Grâce à ce travail commun et à l’accompagnement de la Tony Parker Adéquat Academy (TPAA), Romario Benjamin et Lisette Richardson ont intégré une formation au BPJEPS Basket-Ball, le Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.
Basée à Lyon, la Tony Parker Adéquat Academy propose différents parcours de formation, notamment dans le cadre de l’apprentissage. Sa formation en basket-ball prépare les futurs professionnels à encadrer et à animer la pratique de cette discipline.
Mais attention, il ne s’agit pas simplement de savoir dribbler, marquer un panier ou donner quelques conseils au bord du terrain. Encadrer une activité sportive exige de la méthode, de la préparation et de véritables compétences pédagogiques.
La formation porte notamment sur la conception, l’organisation et l’évaluation de séances adaptées aux différents publics, ainsi que sur la conduite de projets sportifs.
Romario et Lisette ont également bénéficié, lors de leurs déplacements, d’une formation intensive consacrée à l’animation et à la planification des séances. Une expérience destinée à renforcer leurs capacités d’encadrement et à leur permettre de proposer des activités structurées, adaptées aux besoins des pratiquants.
UN DIPLÔME, MAIS SURTOUT UN AVENIR PROFESSIONNEL
Le BPJEPS Basket-Ball ne représente pas uniquement une ligne supplémentaire sur un CV. Il constitue une étape vers l’exercice d’un métier.
À l’issue de leur formation, sous réserve de l’obtention du diplôme et de l’accomplissement des démarches réglementaires, les deux jeunes pourront demander leur déclaration d’éducateur sportif. Après instruction de leur dossier, notamment la vérification du diplôme et de leur honorabilité, ils pourront obtenir une carte professionnelle leur permettant d’encadrer le basket-ball contre rémunération, dans les limites des prérogatives attachées à leur qualification.
Autrement dit, l’objectif est de transformer une passion sportive et un engagement personnel en compétences reconnues, avec des possibilités d’activité professionnelle.
Pour Saint-Martin, former des éducateurs issus du territoire présente également un intérêt collectif : développer les compétences locales, renforcer l’encadrement des jeunes pratiquants et contribuer à la structuration durable des activités sportives.
ET SI L’AVENIR DU BASKET SAINT-MARTINOIS SE JOUAIT AUSSI DANS LA FORMATION ?
Le sport est souvent présenté comme un outil d’éducation, de cohésion sociale et de dépassement de soi. Encore faut-il lui donner les moyens de remplir ce rôle.
Des clubs dynamiques ont besoin d’encadrants compétents. Les jeunes pratiquants ont besoin de personnes capables de les accompagner. Et les futurs professionnels ont besoin de dispositifs leur permettant de se former sans que leur lieu de naissance ou leur éloignement des grands centres de formation devienne un obstacle.
C’est là que ce type de partenariat peut faire la différence.
L’initiative de Let’s Do It et du Chemin de la Jeunesse ne se limite donc pas au parcours de deux personnes. Elle porte une ambition plus large : contribuer à faire émerger des compétences locales susceptibles de profiter, demain, aux clubs, aux associations et aux nouvelles générations de basketteurs de Saint-Martin.
Reste désormais à transformer cette formation en réussite professionnelle, puis à faire vivre ces compétences sur le terrain.
Romario Benjamin et Lisette Richardson sont en chemin. Et si leur parcours pouvait donner des idées à d’autres jeunes Saint-Martinois ?
ZOUKMAG — L’INFO QUI DÉRANGE… MAIS QUI DIT TOUT !
Pour une fois, nous n’avons ni scandale à décortiquer, ni polémique à arbitrer, ni responsable public à interroger sur ses promesses. Nous avons deux jeunes qui avancent, des associations qui agissent et un projet qui mise sur les compétences plutôt que sur les discours.
Et ça aussi, ça mérite d’être raconté.
Note de la rédaction : Les informations présentées proviennent des éléments transmis par l’association Let’s Do It et n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante par la rédaction de ZoukMag. Leur publication ne vaut donc pas validation de l’ensemble des déclarations de leurs auteurs.



